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L’art pictural a connu, au Congo, un essor remarquable avec l'Ecole de Peinture de Poto-Poto. Installé dans un jardin exotique, près du rond-point de la Paix à Moungali, l'Atelier d'Art Africain de Poto-Poto, autrement dit Ecole de Peinture de Poto-Poto, a été fondé en 1951 par le Français Pierre Lods.

Après un demi-siècle de féconde créativité, cette école abrite à ce jour, une collection de toiles très diversifiées dont les plus originales restent incontestablement les «Mikés». Lancés par Félix Ossali, les «Mikés» (littéralement, les «petits»), sont le nom donné aux myriades de petits guerriers nègres aux membres graciles et étirés caractéristiques de ce style.

Mikés

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L'histoire de la peinture congolaise est antérieure à l’apport de Pierre Lods. En vérité, sa structuration remonte au début des années 1940. Arrivé à Brazzaville en 1948, Lods est émerveillé par la richesse de la production culturelle et artistique des indigènes, faite de masques, de nattes, de tissus en raphia d’où s’échappent des couleurs originales qui peuplent les murs de nombreuses cases des quartiers populaires. Et avec un zeste de tendresse, Lods assimile toute cette création artistique à un art « naïf » à la recherche d'une âme véritable.

La danseuseC'est le père Henri Geiss qui, le premier, a compris le sens de ces balbutiements picturaux, et a donné à cette peinture un essor considérable et bienfaisant. Cet homme d'église a le mérite d'avoir donné goût et inspiré de nombreux jeunes Congolais à s'exercer progressivement à l'art pictural. Ces jeunes ont pour noms : Balou, Malonga, Makoumbou, Kitsiba et Fylla, qui très tôt, ont ouvert des ateliers où ils pratiquent une peinture dont l'inspiration est plutôt tournée vers l'Occident. Cela horripile un peu Pierre Lods dont l'objectif est la valorisation de l'âme africaine.

Au cours de son évolution, l'Ecole de Peinture de Poto-Poto a connu trois grandes périodes et plusieurs styles dont : le réalisme, le surréalisme, le cubisme, l'abstrait, le naturalisme avec pour corollaire les scènes de chasse, de marché, de pêche, etc. Le cubisme, faut-il le rappeler, est d’origine congolaise, Picasso reconnaissant s’être inspiré de s ma sq ue s d’ Et ou mb i pour créer ses Demoiselles d’Avignon, après un voyage dans la contrée, il y a un siècle.

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Parmi les notoriétés de cette Ecole figurent notamment Ondongo, Zigoma, Ngotène, Iloki, Ouassa, Itoua, Thango, Ngolingo, Elenga, Moukala, Ngavouka, Ngampio, Mangouandza, Mpo, Bokouloumba, Sita, Opu, Dezon, Ray, Elongo, Bongoualanga, etc...
A travers ce cheminement où se sont succédé plusieurs générations aux styles divers, l'Ecole de Peinture de Poto-Poto d'abord appelée « Centre d'art africain » puis « Centre d'art congolais » a été et reste un espace où s'exprime le génie créateur pictural du Congo.

Mais avec ou sans cette célèbre et légendaire Ecole, la peinture congolaise pétillant d'esprit et de fraîcheur, recèle des individualités aussi talentueuses les unes que les autres qui explorent de nouveaux horizons et tracent de nouveaux sillons. Parmi les figures contemporaines, on peut citer : Mokoko, Onanga-Dzessi, Hengo, Tondo, Alouna, Trigo, Balonga, Etsion, Kouélany, Ibara (lauréat du concours d'affiche des quatrième et cinquième éditions du FESPAM), etc...

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